Personne ne doit savoir – Claire McGowan

Encore un « titre à la c*** » pour un thriller britannique. ça m’agaaaace ! Le titre original est « What you did ». Mouais, bon.

Résumé éditeur :

Alison organise une réunion d’anciens camarades d’Oxford pour fêter une amitié longue d’un quart de siècle. Entre-temps, elle s’est mariée avec Mike, avocat d’affaires, dont elle a eu deux enfants. Elle vit dans la maison de ses rêves dans le Kent. Elle a réussi sa vie, et elle a bien l’intention d’en faire la démonstration lors de ces retrouvailles.
Mais la fête vire au drame lorsque Karen, la meilleure amie d’Alison, fait irruption dans la maison, en état de choc. Elle affirme que le mari d’Alison l’a violée. Mike jure qu’il est innocent. À qui se fier ? Ce douloureux épisode fait resurgir les plus sombres souvenirs de leurs années de fac. Et certains sont prêts à tuer pour que ces souvenirs restent des secrets bien gardés.

Ils se connaissent tous : ils ont fait leurs études à Oxford en même temps, un groupe inséparable. La narratrice, Alison dite Ali, est journaliste, mariée à Mike, avocat d’affaires. deux enfants de 15 et 7 ans. Ali a invité sa meilleure amie depuis l’enfance, Karen, qui est la seule a ne pas avoir réussi ses études à Oxford, elle n’a pas réussi l’examen final. Elle est célibataire et a un fils de 18 ans. Il y a Jodi et Callum, Jodi finalement enceinte à 42 ans, mais enceinte jusqu’aux yeux. Il y a Bill, le baroudeur, bohème, qui sort d’une liaison avec une suédoise.

Tout ce beau monde fait partie de l’Upper Middle Class, c’est à dire des gens qui ont fait des études, ont de l’argent, des métiers respectés, et qui comme Ali, s’achètent de belles maisons avec grands jardins, que la maîtresse de maison se doit de décorer et meubler avec le goût le plus parfait, et le plus coûteux. Tout est dans le « standing ». Les enfants dans les meilleures écoles qui coûtent une fortune. Tout doit être parfait, les apparences sont leur vitrine, leur but, et surtout pour Ali qui va comprendre que là n’est pas l’essentiel.

Au cours de la soirée, tout le monde boit, et on se promène pieds nus dans le jardin. Dans le noir. Certains vont se coucher, mais soudain Karen revient du jardin, traumatisée, tremblante : elle vient d’être violée.
Même saoule, elle affirme que c’est Mike , le mari d’Ali. Et Karen, le lendemain, porte plainte.
Mike est mis en garde à vue, et Ali réfléchit, dand le déni, mais au fur et à mesure que les souvenirs des années estudiantines remontent, elle se souvient de Martha, violée et tuée le soir de la fête de fin d’études. On ne sait toujours pas qui a tué leur amie. Ali va parler à chacun de ses amis, et va découvrir des choses qui se passaient sous son nez pendant ces vingt années. Les factures non payées de l’école. Le compte bancaire dans le rouge. Et Mike, sous mandat de dépôt, est en prison en attendant son procès. Ali est sonnée, et elle découvre des facettes inconnues de ses amis, et des secrets bien gardés. Ali défend son mari contre sa meilleure amie. Et toute sa vie s’écroule

Ce thriller est facile à lire, c’est le monde des romans britanniques, ce n’est pas dépaysant. C’est bien écrit, mais je regrette qu’on soit baladés par le personnage principal, avec des histoires ou des raisonnements qui font qu’on la trouve complètement « évaporée », perdue, un peu idiote, et ça ralentit beaucoup le suspense. Je regrette aussi qu’aucun des personnages ne soit décrit. J’ai posé le livre plusieurs fois, ce n’est pas un thriller qui nous tient éveillé la nuit pour connaître la fin de l’histoire. Un peu dommage, mais tout de même bien distrayant.

Personne ne doit savoir – Claire McGowan, éditions Hauterive (Bragelonne), 382 pages, sorti le 1er Juin 2022

5 commentaires

  1. « J’ai posé le livre plusieurs fois, ce n’est pas un thriller qui nous tient éveillé la nuit pour connaître la fin de l’histoire. »… on dirait que ce thriller mérite son titre français : « personne ne doit savoir », en tout cas, pas le lecteur qui pose son livre au risque de ne pas le reprendre ! 🙂

    Aimé par 3 personnes

  2. Qu’est ce que ça m’énerve les traductions « pourries » des titres originaux !! Je vois que je ne suis pas la seule ;-). Là je lis un roman qui s’appelle « un été à Nantucket ». Or, une des filles que le lecteur suit n’y est pas… donc j’ai regardé le titre original qui est « summer of 69 ». Ce n’est pas du tout la même portée !!

    Aimé par 1 personne

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