Nos âmes au diable – Jerôme Camut et Nathalie Hug

Résumé éditeur
Mi-juillet, Sixtine, dix ans, disparaît sur une plage de l’île d’Oléron. Pour Jeanne, sa mère, c’est tout son monde qui s’écroule. Elle s’en veut d’avoir été trop accaparée par son métier. Elle en veut à son mari, qui aurait dû surveiller leur petite brune aux yeux bleus, mais qui a failli, trop occupé à donner un énième coup de canif dans leur contrat de mariage. 
Lorsque les recherches conduisent finalement à un multirécidiviste connu par la justice pour le viol de quatre fillettes, Jeanne comprend que rien ne sera jamais plus comme avant. Et son travail de résilience s’annonce d’autant plus long que le corps de Sixtine n’a jamais été retrouvé. 
Une absence qui laisse planer comme une incertitude… Et si la vérité s’avérait plus sordide et glaciale encore que la mort d’un enfant ?

L’intrigue était séduisante, tout ce qu’il faut pour un bon thriller glaçant. Mais. il m’est tombé des mains dix fois et je l’ai terminé à grand-peine hier. La mère, qui est la narratrice pratiquement tout le temps, se raconte victime, de son mari puis des autres etc. Rien ne lui va. Un poste élevé dans la pub à Paris, elle s’inscrit dans une association de parents d’enfants disparus, ne comptant quasiment que des hommes, et cette mère, Jeanne, semble ne survivre qu’en s’appuyant sur « ses hommes » comme elle dit. Ses collègues masculins, les pères d’enfants disparus, et même la belle gendarmette qu’elle met dans son lit.
La petite Sixtine, on la voit au début, est enlevée et sequestrée dans le noir, affamée, assoiffée, sale, et n’obtient de la nourriture que lorsqu’elle ne bouge pas. On ne sait pas ce qui se passe. Elle n’identifie personne. Et elle est retrouvée vivante au tiers du livre.

Alors moi, au milieu du récit, j’en ai déjà marre. Le suspense est constamment cassé à force de personnages dans la vie de Jeanne : son enquêtrice spéciale, ses « hommes », les pays où on lui dit qu’il y a les suspects, la Croatie, etc. Je me suis maintes fois trouvée perdue dans les entrelacs des suppositions et des aléas de la vie de Jeanne… Franchement très désagréable pour un livre à suspense. Les personnages sont désagréables, ou fades. Impossible de s’identifier à cette mère évaporée. Je ne conseille pas ce livre. Du tout.

Nos âmes au diable – Jérôme Camut et Nathalie Hug, ed Fleuve Noir, 375 pages, Juin 2022.

4 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s