Dernier Cri – Cara Hunter

Le titre anglais est « All the Rage » (Toute la rage). Donc ça m’énerve, mais passons. J’aime bien Cara Hunter, et j’ai lu ses trois premiers : « Sous nos yeux« , « Dans les ténèbres », livre que je m’aperçois n’avoir pas chroniqué ici, et « Que du feu« . Ce « Dernier Cri » est le quatrième tome (qui peuvent être lus séparément) des enquêtes de la Brigade Criminelle d’Oxford, en Angleterre, dont le directeur des enquêtes est Adam Fawley, avec d’autres lieutenants et sergents qui sont récurrents dans ses livres : la coéquipière de Fawley est Erica Somer, il y a Quinn, Verity Everett, Baxter, le légiste et son assistante, le spécialiste informatique etc. Le seul reproche que j’ai à faire est que d’une année sur l’autre -d’un tome à l’autre- chaque personnage de la Brigade avance dans sa vie : liaisons, ruptures, avancement d’échelons, maladies, caractères, et c’est parfois un peu difficile de se rappeler de tout ça. Sinon c’est vraiment prenant.

L’histoire : Une jeune fille de seize ans a été enlevée en pleine rue, agressée, emmenée menottée par des Serflex, un sac sur la tête. Problème : elle ne veut pas porter plainte. Erica Somer et Adam Fawley vont tout de même au domicile de la jeune victime, qui a réussi à se libérer et a été retrouvée en piètre état par un taxi, mais elle prétend que c’était juste un Poisson d’Avril. On est bien le 1er Avril.

Mais Fawley et Somer sentent bien qu’il y a quelque chose là-dessous.
Le chauffeur de taxi qui a signalé avoir retrouvé Faith a raconté qu’elle avait les vêtements déchirés, qu’elle avait les cheveux emmêlés, le mascara barbouillé, les pleurs… il y a vraiment eu une agression, ce n’était pas une plaisanterie.

En désespoir de cause, la police se penche sur les réseaux sociaux, sur la chaîne Instagram de Faith, qui a énormément d’abonnés. Et ne trouvent rien de plus vieux qu’il y a un an.

Le mystère s’éclaire lorsqu’à force de recherches ils comprennent que Faith, avant, s’appelait Daniel. C’est une jeune transsexuelle. Erica Somer réussit à faire parler Faith, en lui disant qu’elle connaît son secret, et la jeune fille lui raconte l’agression, qui n’a en fait pas été trop loin : les sirènes de la police ont fait fuir l’homme. Qu’elle n’a pas vu. Le souci, c’est que le mode opératoire ressemble à celui d’un violeur en série que cette même Brigade a arrêté et fait emprisonner il y a vingt ans.

C’est pour la Brigade une énorme source d’embarras, en plus des tweets, des commentaires sur les sites d’information, des tabloïds qui soulèvent les similarités aussi, et la télévision qui veut maintenant des réponses. Lorsqu’une autre jeune fille du même âge disparait, c’est la panique à Oxford. Lorsqu’elle est retrouvée morte, les hommes de la police d’Oxford sont mis en difficulté par l’opinion publique : auraient-ils emprisonné un innocent ? Si c’est ça, le meurtrier va recommencer.

Sur un rythme soutenu, on est emportés dans les secrets, les histoires et les préjugés, et on découvre aussi les rapport des adolescentes entre elles, vraiment pas simples. Certaines sont pleines de rage.

C’est encore un bon cru pour Cara Hunter. Un excellent thriller.

Dernier cri – Cara Hunter, ed Hauteville – Bragelonne, 476 pages, Octobre 2021

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