Le créateur de poupées – Nina Allan

Je suis déçue, mais déçue, d’une force !!! Ce livre que j’attendais depuis six mois, tant j’avais aimé le livre précédent de Nina Allan, m’a déçue, m’a mise très mal à l’aise, ne m’a pas du tout « accrochée », et j’ai pourtant forcé, jusqu’à la page 91. Et j’ai abandonné. Et voici pourquoi :
On fait la connaissance d’Andrew, petit garçon de sept ans, le héros du livre, qui vit près de Londres. Enfant unique, il est aimé par ses parents, et il leur demande pour la première fois d’avoir pour son anniversaire cette poupée de collection, magnifiquement faite, numérotée, aux finitions très soignées qui trône depuis quelques semaines dans la papeterie-magasin de jouets que sa mère et lui ont l’habitude de fréquenter. Après de nombreux débats, ils finissent par la lui offrir. Il n’y joue pas, il l’admire. Petit garçon solitaire dès le primaire, à cause de sa petite taille qui ne dépassera pas les 1,48 cm, il trouve de l’intérêt à des journaux de collectionneurs, des ouvrages sur des créateurs de poupées, il s’abonne à des revues de collectionneurs, surtout celles de plangonophilie. (Voyez, j’ai au moins appris un mot). Il n’a pas d’amis, mais rencontre dans une bibliothèque un homme qui s’intéresse à celà.
Cet homme l’invite chez lui pour lui montrer sa collection (!!!!!) Andrew a 15 ans à l’époque, et entre deux antiquités, ce Will le viole régulièrement. La réaction d’Andrew ? Juste : heureusement que c’est vite fini…

Déjà là je suis au bord du malaise, parce que le « héros » rajoute qu’il trouve un slip propre dans la salle de bains à chaque fois, mais que ses slips sales disparaissent. Au secours.

Adulte, il voit dans un de ses magazines spécialisés l’annonce d’une femme qui est collectionneuse et cherche un correspondant. Ils s’écrivent, mais dans le livre on ne voit que les lettres de cette Bramber, qui dit être fan des oeuvres de littérature et de créations de poupées d’une polonaise, Ewa Chaplin, et pas celles d’Andrew. Au bout d’un certain temps, sans l’en avertir le petit homme décide d’aller la rencontrer, et comme c’est un trajet très long du nord au Sud de l’Angleterre, il réserve ses trajets et ses nuitées d’hôtel en route. Et il prend avec lui un livre de nouvelles de cette Ewa Chaplin. Pendant le trajet, j’ai la sensation qu’on est déjà dans une autre époque, alors que rien ne le suggère… une lenteur dans le style, ou le récit…. et une à une il lit les nouvelles d’Ewa Chaplin, se passant au moins au siècle précédent, avec des références à Ibsen,Shakespeare, Chaucer, etc, pour le théâtre, références que je n’ai pas, nouvelles truffées de nains lubriques et priapiques mais NON ! Je n’en peux plus. Pas de poupées, juste des trucs qui sentent la poussière, le gothique, et inintéressants pour moi. Alors j’ai arrêté. Je vous mets ci-dessous le résumé éditeur.

Andrew, solitaire depuis l’enfance en raison de sa très petite taille, est un créateur de poupées reconnu. Il correspond avec une femme, également amatrice de poupées, Bramber Winters, qui réside et travaille au sein d’un établissement psychiatrique dans les Cornouailles. À l’origine de leur correspondance – suite à une petite annonce de Bramber un an plus tôt – il y a la curiosité pour la personnalité et l’oeuvre d’Ewa Chaplin, une Polonaise célèbre pour ses poupées et, à un degré moindre, pour sa production littéraire. « Ewa Chaplin n’avait pas peur de fabriquer des poupées qui n’étaient pas réconfortantes. Apparemment elle savait que les poupées sont des personnes, exactement comme nous. »
Quand Andrew décide de rendre visite à Bramber, sans la prévenir, il ne lui a pas encore fait part de son handicap. Il pressent qu’elle-même ne lui a peut-être pas tout dit sur sa situation…

J’ai absolument dé-tes-té. Cause : malaise généralisé.

Le Créateur de poupées – Nina Allan, ed Tristram, 12 Août 2021, 405 pages, 23,50 €

5 commentaires

    • J’ai aimé  » la fracture ». Il y avait ce deuxième monde, mais la vie en-dehors, la vraie vie de la famille était « normale ». J’ai pu y rentrer et m’identifier aux personnages, là c’est une ambiance que j’ai trouvée déplaisante et malsaine…

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