Meurtres à Willow Pond – Ned Crabb

Alicia et son mari Six passent leur restraite de professeurs d’université dans leur maison-cabane au bord d’un des nombreux lacs du Maine, à pêcher et à se faire bronzer au soleil. (Là j’ai eu une grosse interrogation : le Maine = Stephen King et il semble qu’il ne fasse que neiger dans ses romans…..?? bon, pas grave)... Donc, le couple Godwin, Alicia et Six, au retour d’une petite virée sur Winsockett Pond, leur bout de lac, reçoivent un coup de fil de leur vieille amie Gene, accessoirement cousine au deuxième degré de Six,qui les invite pour le week-end dans son Lodge au bord de Willow Pond. C’est une affaire familiale depuis plusieurs générations, ce lodge est renommé pour la qualité de sa table, leurs guides de pêche sans égal, leur service d’hôtellerie, et la nature préservée dans ce coin de camps de pêche. Elle leur dit qu’elle a besoin d’eux, même s’ils ne sont pas loin, à vol d’oiseau, car elle a, en plus des clients habituels, réuni ses neveux et leurs conjoints, afin d’annoncer qu’elle modifiait son testament. Le fait est qu’elle a réussi à capter tout l’héritage familial à la mort de son frère, père de ses neveux Brad, Merril et Kipling, à leur grand dam, et pour vivre ils n’ont que leur capacité (excellente) à faire les guides de pêche pour les clients fortunés. Et Kipling, le plus jeune, appelé Kipper, aide sa tante Gene pour la gestion de l’établissement. Les deux premiers, Brad et Merril, ont des ex qui ne veulent pas divorcer, car la tante Gene, agée de 77 ans, est à la tête de plusieurs dizaines de millions de dollars. Lorsqu’elle mourra (mais elle a une santé de fer, jure comme un charretier et collectionne les amants) ils recevront quelques millions de dollars, avant de divorcer enfin. Et entre les neveux, leurs époux respectifs qui vivent habituellement loin du Maine, les amants, les employés, ça fait du monde. Du monde qui a vraiment tout un tas de raisons de vouloir la mort de Gene l’implacable.

Ceci est, comme diraient certains un « whodunit » (oh que ça m’énerve), c’est à dire que nous faisons connaissance avec tous les personnages, et tous ont un motif… Lorsqu’un orage énorme éclate, avec tous les dangers de grêle, de tornades, de pluies torrentielles et de foudre, le lodge se claquemure sur les protagonistes, et lorsque Gene est frappée par la foudre alors qu’elle va mettre en route le groupe électrogène alors que le Lodge est plongé dans le noir, avec tout un tas de gens quasi saouls à l’intérieur, c’est un roman à la Agatha Christie qui commence. Doublé d’un James Bond, comme l’auteur lui-même l’indique.

Le style est agréable, on est assez pris par cette nature tellement bien décrite, et même si je ne connais rien du tout à la pêche, ça passe. Il y a retournement sur retournement de situations, de l’humour noir, des sarcasmes, plutôt agréables à lire, mais je trouve que par moments c’est un petit peut longuet. Tellement de rebondissements qu’à la fin c’est difficile de ne pas se lasser. Surtout si on ne comprend pas la fin, comme moi.

Meurtres à Willow Pond – Ned Crabb ed Gallmeister/Totem, 420 pages, 2019 pour la coll Totem.

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