Qui sème le vent – Marieke Lucas Rijneveld

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Je recopie ici l’intégralité de la 4e de couv du livre :

« À dix ans, la narratrice de Qui sème le vent vit en rase campagne aux Pays-Bas. Les repas de famille, les travaux de la ferme, les heures passées à observer les crapauds, tout devient par la grâce de son regard un fascinant terrain d’apprentissage. Mais quelques jours avant Noël, après avoir lancé un funeste présage à son grand frère parti patiner sur le lac, son monde va être brusquement bouleversé, tout comme celui de sa famille. Au fil d’un texte poignant, la voix de la fillette, bouleversante de justesse, dit la violence d’une enfance vécue dans un monde de non-dits.
Véritable best-seller aux Pays-Bas et dans toute l’Europe, le premier roman de Marieke Lucas Rijneveld livre un portrait sauvage et beau d’une enfance brutalement flétrie par le deuil. »

Ce livre m’a été envoyé dans le cadre d’une opération Babelio Masse Critique en partenariat avec les Editions Buchet Chastel.

J’ai DÉTESTÉ ce livre. J’ai failli vomir un nombre incalculable de fois. Mais je vais essayer d’expliquer pourquoi. Ce qui devait être le sujet de ce livre n’apparaît qu’à peine. Cette petite fille, qui vit dans une ferme avec ses parents et ses 2 frères et une petite soeur, dans la pauvreté, sous la houlette omniprésente du Culte Protestant, des pasteurs, diacres, études de la Bible, prières constantes- cette petite fille perd son frère ainé le jour de Noël, il était parti patiner sur un lac gelé… cette gamine vit terriblement mal son deuil, surtout qu’elle avait dit dans ses prières, voyant arriver le moment où son lapin adoré allait être tué par son père et dépecé par sa mère, pour le repas de Noël, elle avait demandé à Dieu de prendre son frère, (qui lui avait interdit de venir patiner avec lui) plutôt que son lapin. Voilà, mais tout est abimé par des descriptions écoeurantes de mamelles de vache au bouillon, tranchées et saupoudrées de sel, du lait et de la peau épaisse qu’elle est obligée d’avaler d’un trait (ces descriptions sont exagérément détaillées, prenant des pages et des pages)…
Depuis l’annonce de la mort de son frère, elle porte sa parka rouge, jour et nuit, sans la laver, va a l’école avec, etc. Et lorsque le cercueil arrive à la maison, le père, effondré, ne trouve rien d’autre à dire à cette gamine de 10 ans que « tu sais, ils lui ont enfonçé du coton dans l’anus, à cause du caca »… !!! La gamine n’a que 10 ans !!! Bon, sans doute l’auteure pense que « c’est la nature ».
Le coup de « c’est la nature » va s’appliquer tout du long du livre. La petite décide de « se retenir » comme son frère mort, ce qui mène a des scènes minutieusement décrites pour n’épargner aucun détail au lecteur : comment son père lui insère profond des morceaux de savon, (la scène dure des pages et des pages), comment son frère lui montre comment il se masturbe avec son hamster qui finit par en mourir (tout est décrit d’une façon la plus explicite possible), les curiosités pour les cadavres d’animaux écrasés, la façon dont elle s’amuse à presser les verrues des crapauds qu’elle ramasse, tout ce qui peut être pus, déjections, diarrhées, façons d’uriner, l’observation et la description des « biroutes », c’est son mot, répété ad libitum, observations, la façon dont le père lui lèche l’oreille et le cérumen, l’examen des crottes de nez, et la description, le goût, les jeux sexuels exagérément multipliés, les tortures sur animaux, qui vont du papillon aux vaches, et j’arrête là parce que ça me met des haut-le-coeur.
Il s’agit pour les enfants survivants d’empêcher que leurs parents meurent aussi, ou alors qu’eux, « les Rois Mages », arrivent à aller « de l’autre côté », là où est leur frère. « L’autre Côté » est l’unique périphrase employée par l’auteur. Qui préfère mille fois infliger des visions d’horreur au lecteur.

Je pense qu’elle essaie de faire en sorte d’écrire un livre qu’on qualifierait de « âpre », adjectif qui servirait d’étiquette pudique pour ce ramassis de dégueulasseries. Et pourtant j’en ai lu, des trucs. Mais là…… Je vous propose de l’acheter si vous avez besoin d’un vomitif, en cas d’empoisonnement ou d’absorption d’aliments avariés.

Qui sème le vent – Marieke Lucas Rijneveld, ed Buchet Chastel, 285 pages, sortie le 20 août 2020

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