Un jeune homme se réveille, désorienté, essaie de se lever, de parler, équarquille les yeux, il est terrorisé. Où est-il ? Que fait-il là ? Avant de pouvoir répondre à ces questions, il s’évanouit de nouveau. A son réveil suivant, il se rend compte qu’il ne se souvient de rien d’avant son réveil, sauf son prénom, Nicolas, et le nom de sa chérie d’amour, Anaïs. Et qu’il est attaché au lit par des liens en cuir.
Un vieil homme arrive alors, dans cette chambre sombre, et lui amène un petit déjeuner sur un plateau. Cet homme est médecin et écrivain, et apprend à Nicolas qu’il lui dicte son roman en cours, et que Nicolas réécrit le texte sur ordinateur. Et s’il l’a ainsi entravé, c’est qu’il est tombé dans les immenses escaliers de cette grande demeure bordelaise, en essayant d’éviter Minette, un des chats de la maison. Et qu’il s’est même fracturé trois côtes, qu’il délirait et devenait violent. Nicolas ne s’en souvient pas. Mais c’est vrai, il y a des chats. Un Maine Coon, Minette la vieille chatte grise, Kalinka, Joséphine, Charles, Balthazar, et tout une colonie de chatons.
La vie reprend dans la demeure, Nicolas y reste confiné, entre quelques promenades dans l’immense jardin, et note, et discute les idées et les intrigues du roman que le vieil homme lui dicte. Leurs rapports sont amicaux, tout va bien. Tout irait vraiment bien si Nicolas se souvenait de son passé, de qui il est, et si Philippe Humel, le vieil écrivain ne lui avait pas révélé pourquoi le jeune homme ne pouvait sortir de la maison : Nicolas lui aurait dit en arrivant qu’il avait tué quelqu’un et qu’il était recherché……
Il parviendra à se retrouver lui-même avec l’aide d’une toute petite grenouille blanche, bien cachée……
Ce petit roman noir est le deuxième de Sophie de Kerempenec, antiquaire à Bordeaux. Je l’ai lu d’une traite. Les personnages sont très attachants, l’histoire, les histoires qui se croisent sont bien ficelées, le suspense est intense.
C’est aussi le premier de cette nouvelle maison d’édition, on excuse alors les coquilles restantes et quelques maladresses de style, au profit de l’enthousiasme de l’auteure, qui est contagieux.
Le secret de la grenouille blanche – Sophie de Kerempenec, 175 pages, Editions Sophie Couaillier, Février 2019, 18€
Commandé depuis peu,
j’attends avec encore plus d’impatience de recevoir cette petite grenouille blanche…
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Surtout que Sophie est choute !
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