L’ile des Porte-Chance – Lucie Heiligenstein

J’ai reçu ce livre par l’intermédiaire de Babelio Masse Critique, en partenariat avec les éditions Scrineo. Que je ne connaissais pas. Lorsqu’on me propose un livre de cette façon, je dis toujours oui, sans en savoir grand-chose au préalable.
En fait, Scrineo édite des livres pour la jeunesse, et pour les jeunes adultes, avec une grande base de littérature dite « de l’imaginaire ». Ce livre sortira le 20 Avril 2023.

Et hop, on y va.

L’histoire : Dans un monde où la Terre ne tourne plus et où chaque région est éclairée par une seule et même lumière, découvrez le destin exceptionnel de Lou, un jeune Porte-Chance…
Sur l’île d’Aube Grise méridionale, il ne fait jamais tout à fait jour mais jamais tout à fait nuit non plus. C’est là que vit Lou Esperandieu, fils adoptif d’Émérance, une Porte-Chance professionnelle qui met son don au service du gouvernement, lui apportant ainsi la bonne fortune pour ses projets.

Émérance a un métier : elle est prêteuse sur gages, elle a sa boutique dans le centre de l’ile, et vit dans un appartement au-dessus de la boutique. Toutes les fenêtres sont tournées vers l’Est, sur cette île, parce qu’il fait « PRESQUE jour » sur cette ile, on croit voir une vague lueur venant de là-bas, mais en fait tout est gris, sur cette portion du Monde. Son fils, adopté lorsqu’il avait deux ans, a maintenant seize ans, et va au seul lycée de l’Ile. Ses amis et lui se déplacent à vélo : il n’y pas d’autres véhicules sur l’ile. Et encore, il a de la chance : il vit dans le premier district, le plus proche du Lycée, beaucoup de ses amis vivent dans des districts plus éloignés : il y en a douze.
Les gens les plus pauvres sont plutôt dans le douzième district, tout en haut des falaises, dans le froid, le vent et cette pluie continuelle. Des accidents se produisent souvent. Certains tombent dans la mer glacée, et n’y survivent pas. On ne la voit même pas, la mer, dans l’obscurité grisâtre de l’Ile, sauf quand des bateaux arrivent, avec leurs lumières.
Il y a des paquebots, parfois, qui viennent chercher des passagers qui ont cassé leur tirelire pour faire une croisière jusqu’à une autre partie du monde, celle qui a le soleil tout le temps, le Midi.
Et il y a des embarcations qui amènent de pauvres gens qui ont fui la partie du monde qui s’appelle « Les Terres Obscures ». Il y fait nuit tout le temps, il y fait glacial tout le temps. Ces gens viennent demander un visa légal pour venir habiter dans les Iles d’Aube Grise, pour eux c’est un paradis.
Mais il y a de plus en plus de ces « migrants » qui arrivent, et le ton monte parmi la population : c’est trop, ils se sentent envahis par ces étrangers.

D’ailleurs les douze districts et leur Conseil doivent en délibérer, et il serait possible qu’une loi soit édictée afin d’interdire toute immigration.

Le ton monte entre les insulaires : ceux qui veulent aider ces migrants et les insérer dans leur pays, ceux qui veulent les rejeter à tout prix. Les manifestations, les délations, des violences commencent, on les soupçonne d’amener une épidémie avec eux…. et Émérance commence à avoir peur pour son fils, qui commence à révéler des talents de Porte-Chance…. et il semblerait que les quelques personnes qui ont ce don disparaissent…. c’est facile de « capter » toute la chance d’un porte-chance, pour gagner des élections, une loi, des intentions très noires….

Lou se retrouve une nuit à bord d’un paquebot. Dans un sac près de lui, ses affaires, deux lettres de sa mère, une pour Lou, une pour Véronica, la soeur de sa mère, partie vivre « dans le midi ». Lou doit y aller, et y rester tant que sa mère ne lui aura pas écrit qu’il ne craignait plus rien en revenant sur Aube Grise.

Pendant son voyage, Lou va se découvrir une accolyte, une jeune fille qui joue du piano, chante et fait des tours de magie dans les restaurants du paquebot, afin d’y gagner quelques billets. Lorsqu’il la suit pour boire un café, il s’aperçoit que cette Jessie …. a retiré sa perruque et une partie de son maquillage… en fait Jessie semble plutôt être un garçon. Lou lui demande comment l’appeler, qui il est, il ou elle: Jessie dit que ça n’a pas d’importance, Lou peut dire « iel » par exemple (ce qui n’empêche pas l’auteure de dire « elle » jusqu’au bout du livre).

Les deux amis vont associer leur talent pour gagner le Midi et la ville où vit Veronica, au mépris de tous les dangers qui se profilent, chasseurs de Chance, bandits de grands chemin… et découvrir la vie sous un soleil écrasant..

Ce livre est bien écrit, c’est fluide, agréable, et les sujets amenés comme les réfugiés, le racisme, les personnes transgenres, l’inclusion sont de très bonnes idées. Je pense qu’il peut être lu à partir de douze ans.

L’ile des Porte-Chance – Lucie Heiligenstein, editions Scrineo, 445 pages, sortie le 20 Avril 2023

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