Stephen King et mes migraines

Stephen King dans « Ça, chapitre 2 »

Pas moyen d’avoir mon medecin depuis des mois. Personne ne veut se déplacer, sauf pour les urgences pédiatriques. Mon traitement habituel est venu à manquer depuis plusieurs jours, la seule chose que j’arrive à lire en constant état migraineux, au lit, c’est du Stephen King. J’en ai lu un tas ces jours-ci. Je devrais même dire ces semaines-ci. Ça m’a repris début Octobre, si je me souviens bien. Je vais essayer de faire quelques mini-chroniques avec ceux que j’ai lus, au moins j’aurais le sentiment d’avoir « fait mes devoirs ». Même si j’ai trois SP à lire. Ce que je n’ai pour l’instant aucune envie de faire.

J’ai lu « Carrie » et je me suis aperçue que je ne l’avais ni lu avant, ni vu au cinéma. En remontant mes souvenirs, je sais que j’avais en fait la vision omniprésente de ces photos tirées du film : Sissi Spacek avec son nez en trompette et ses taches de rousseur, ayant reçu un seau de « sang » sur la tête lors d’une fête.
C’est l’histoire d’une adolescente harcelée (Hé oui Stephen King a une grande facilité à repérer ce qui couve sous la surface aux Etats-Unis. Il a écrit ce livre en 1973, publié en 1974). Carrie est élevée par une mère très religieuse, fondamentaliste chrétienne d’une communauté pour nous sectaire, et est torturée littéralement par sa mère au nom de « Dieu ». Il faut savoir que Stephen King ne dira jamais qu’il ne croit pas en Dieu, il dit souvent, via ses personnages, qu’il croit en Dieu « Tel qu’il le conçoit ». Et ça signifie pour lui qu’il y a une vie après la mort, et qu’il croit aux forces de l’esprit. Comme Mitterrand, et comme beaucoup. Et il dénonce la place que prend la religion dans le monde, et je suis bien contente de ne pas être la seule, et qu’il faudrait tout de même que tout le monde lise Christopher Hitchens. Bon, en résumé, le harcèlement scolaire, les moqueries, les parents abusifs, tout est prêt pour que Carrie explose un jour où trop c’est trop. Et en explosant, elle explose tout autour d’elle. La vile entière sera détruite.
À lire parce que c’est toujours merveilleusement écrit, que c’est plongé dans la vie et dans la réalité sociale depuis plus de cinquante ans. Et que du Stephen King ça se lit à deux niveaux. Avec du recul, même si on l’a lu ado, des décennies plus tard on en voit la richesse et la profondeur.

Carrie – Stephen King, Albin Michel et Le Livre de Poche, 253 pages

16 commentaires

  1. il est dans ma PAL et je n’ai pas vu le film il va falloir que je me décide…
    Courage pour tes migraines, c’est l’enfer… J’ai des douleurs chroniques alors je comprends bien… Surtout quand on ne nous propose rien (à part les opiacés ou autres joyeusetés avec leur cortège d’effets secondaires 🙂

    Aimé par 1 personne

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