Ceux qui restent – Jane Casey

1992. Irlande. Sarah, huit ans est en train de s’endormir dans son jardin, sous la chaleur du soleil d’été, à plat ventre sur son plaid. Elle regarde les fourmis, elle entend, les yeux fermés, le bruit de la balle que son frère Charlie envoie avec sa raquette sur un mur de la maison. Elle est moitié endormie lorsque Charlie s’approche et lui dit : « Dis à Maman que je reviens » elle lève les yeux et voit son frère tourner les talons. Et elle s’endort.

Chapitre suivant, 2010, Sarah est professeur d’anglais dans un lycée privé, et vit avec sa mère. Son frère Charlie n’a toujours pas été retrouvé, sa mère est dans une profonde dépression et boit continuellement. Malgré son état de délabrement, elle ne supporte pas la présence de sa fille qui est la seule survivante de la famille. Sarah étouffe chez elle, et elle s’en va courir pour s’aérer, se dépenser, changer d’humeur, c’est mal parti pour ce week-end, sa mère est saoûle dès le matin. Sarah se sent pourtant obligée de vivre avec elle, même à presque 30 ans. Elle court, en se dirigeant vers le parc au bord de la ville, herbe, allées, sentiers, bois. Et elle prend un chemin isolé, manque de glisser sur les feuilles et le sol humide, et là elle aperçoit quelque chose au pied d’un arbre. C’est une main. La main d’une adolescente. Sous les feuilles, Sarah aperçoit le visage de la morte. C’est Jenny, elle la reconnait. Jenny est une de ses élèves en Anglais. Sarah est choquée, paniquée, a envie de vomir, elle s’éloigne vite, et appelle la police.
Les policiers lui font faire une déposition, après que les légistes aient travaillé et emporté le corps.

Sarah se retrouve alors impliquée dans l’affaire, ayant trouvé le corps, et connaissant la victime. Entre les chapitres de 2010 il y a les chapitres à partir de 1992, qui suivent la disparition de son frère Charlie, ses témoignages à la police, ses parents étant persuadés qu’elle en sait plus qu’elle ne dit. Où est-il parti, quelle direction, y avait-il une autre personne ? Les chapitres alternent ainsi entre le passé et aujourd’hui.

J’ai bien aimé ce roman de 520 pages, avec tous ses rebondissements. Un suspense très prenant, soutenu. Un bémol, cependant : craquer dès le début pour l’inspecteur ténebreux et si attirant, qui lui fait du rentre-dedans, j’ai trouvé ça ahurissant. Je me suis dit « non enfin, quand même, pas ça !! » Puis je me suis dit qu’il y avait certainement une entourloupe là-dedans. Eh bien non. Même pas.
Deuxième bémol, je n’ai pas aimé la fin. La découverte du/des/de la/ coupable(s) (pas de spoil) c’était impec, retournements de situation, twist, etc. Donc, ce n’est pas ça que je n’ai pas aimé. C’est juste la fin. La toute fin du bouquin. Pfff



Ceux qui restent – Jane Casey, ed Presses de la Cité 2010, ed 10/18 2012, 520 pages.

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