Impact – Olivier Norek

Encore un abandon pour moi. L’idée est à priori presque intéressante, un ancien flic dont le bébé meurt à la naissance, décide d’enlever des chefs d’entreprises qui polluent le monde, et de demander des rançons de l’ordre du milliard d’euros, qu’il remboursera si l’entreprise arrête ses forages, ses sites polluants etc. Le délai est de quelques heures, il n’hésite pas à tuer, et les vidéos qu’il fait pour demander tout cela sont vues ET par la police, ET par des centaines d’utilisateurs de réseaux sociaux, afin que tout le monde sache.
Franchement, tout ça est bien gentil. Mais que l’accoucheur dise que la mort du bébé est due à la pollution, il ne faut pas pousser, là. C’est totalement absurde, actuellement, et pas crédible.

Les flics font leur boulot de flics, avec tout ce qu’on peut imaginer comme sigles pour les différents services de police, le langage flic, le « boss qui gueule », la psychocriminologue soi-disant agoraphobe qui sort de chez elle, se promène dans un commissariat inconnu plein d’inconnus, etc (faut pas me la faire, à moi, j’en sais quelque chose), les kidnappings irréels, les effets de style.

Les lieux pollués dont on parle, les discussions entre le « héros » Virgil Solal, -ce nom est tout sauf crédible, comment expliquer, l’auteur nous colle ce nom dès la première demi-page, j’ai longuement réfléchi sur ce qui n’allait pas avec ce nom, et j’ai fini par trouver : il fait FAKE. Bon, donc ces discussions alors que l’otage est sur le point d’être tué sont des pages et des pages de déclarations/explications sur le réchauffement climatique, la pollution des mers, le 5e continent, les décharges, les problèmes de radioactivité, les scandales sanitaires, l’auteur nous ficelle tout ça comme un bien-pensant, comme si on ne savait pas, et le fait de faire du terrorisme de ce genre pour changer les choses me paraît être de l’ordre du délire. C’est trop facile. Occupé à nous faire avaler des tonnes d’informations du genre les sachets de thé de l’Élysée (on n’en n’a rien à f….) mixées avec des infos indigestes, des chiffres etc, Olivier Norek en oublie ses personnages, qui n’ont absolument rien d’attractif. Aucun n’est aimable, ils n’ont pas de substance, pas d’épaisseur, c’est transparent.

Je me suis ennuyée à cent sous de l’heure, j’ai abandonné après la première moitié.

Impact – Olivier Norek, editions Michel Laffon, 22 novembre 2020, 322 pages + toute une bordée de références et de remerciements, 19,95€

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