À charge de revanche – Sophie Kinsella

 

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Le Sophie Kinsella de l’été est sorti ! Depuis des années, je suis incapable d’y résister, malgré le fait que cette auteure soit assez inégale en qualité..
Résumé : À 27 ans, la douce et discrète Fixie se retrouve à la tête de la Maison Farr, la boutique de droguerie-quincaillerie fondée par ses parents, nichée en bordure de Londres. Mais pas le temps pour la jeune femme de célébrer cette promotion, car la voilà qui doit gérer une lutte fratricide : Nicole, sa soeur fashionista est bien décidée à faire du drugstore de quartier le centre de yoga le plus tendance de la capitale, quand Jack, leur frère très snob y verrait plutôt une épicerie de luxe.

Alors que les ventes chutent, que la faillite approche, Fixie va devoir arbitrer : conserver l’esprit désuet de la Maison Farr, ou la transformer en super-fashion concept store ? Maintenir la cohésion familiale ou se mettre à dos Nicole et Jack ? Affronter les problèmes ou rester planquée sous la couette ? Ne manquent plus que le retour d’un ex envahissant et l’apparition d’un inconnu très intéressant pour plonger la timide Fixie dans le plus inextricable des embarras….. » (4e de couverture)

Voici ce que j’ai lu sur la présentation du livre sur Babelio :

« Tendre, drôle et plein d’autodérision, le nouveau Kinsella est une bourrasque d’air frais londonien qui réjouira les fans de la première heure et les amateurs de rom-com, en général ! » !!!!!!! NANMÉHO !

Babelio a ENCORE sorti un nouveau mot : « Rom-Com ». Un truc anglais pour faire « genre », comme dans le précédent bouquin que j’ai chroniqué qui était, selon eux, un « WHODUNIT ».  Ce bouquin là.

Je fais une crise d’urticaire à chaque fois qu’on essaye de mettre des étiquettes sur les choses et les gens. J’en étais restée à « Chick Litt », depuis vingt ans, pour la littérature anglaise féminine post Bridget Jones, avec comme ingrédients obligatoires Londres, légèreté, humour et auto dérision. Et là, Babelio me sort un machin infâme et anglais (comme si Chick Litt ne suffisait pas) pour dire « Comédie romantique ». Moi j’en peux plus. Si ça continue, ce genre de nouveautés pour qualifier la littérature, je rends mon tablier. Un roman policier est un roman policier, un roman d’été londonien de Sophie Kinsella n’a même pas besoin d’étiquette pour me tendre les bras.

Et voyez, du coup je suis en colère.

Et je peux vous dire que ce n’est pas un « bon cru » de Sophie Kinsella. Pendant les 100 premières pages, l’héroïne Fixie encense sa mère, plutôt que d’installer l’atmosphère. Dès la page 50 on peut donc être persuadé qu’il va arriver quelquechose à sa mère. Et de fait. (Je ne spoile pas). C’est lourd. De plus, on n’a aucune sympathie, ni empathie pour aucun des personnages, chose rare chez Sophie Kinsella, qui d’ordinaire sait si bien mettre une ambiance chaleureuse et familiale dans ses romans, des amis et de la joie de vivre… mais là, non. Les personnages masculins sont manichéens, les personnages féminins sont extrêmement flous, et on n’a que très peu de Londres à savourer.
Bref. Un ratage : tout a l’air fabriqué, artificiel. C’est donc une année « sans » pour cette auteure, et déjà que 2020 est franchement mal barré… Évitons donc ce.. truc.

 

A charge de revanche ! – Sophie Kinsella, Belfond, Juin 2020, 450 pages

 

Un commentaire

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