Nécrologie – Paul Cleave

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À la suite d’un drame personnel, Theodore Tate, un ancien flic, s’est reconverti en détective privé. Alors que la police est occupée à chasser le fameux Boucher de Christchurch, le serial killer qui terrorise la ville, c’est lui qu’on mandate pour s’occuper d’une banale exhumation, celle du corps d’un directeur de banque dont la veuve est suspectée d’homicide. Là, un glissement de terrain accidentel révèle la présence de trois cadavres immergés dans le lac qui borde le cimetière. S’agit-il de victimes du Boucher, ou bien un autre tueur en série est-il à l’œuvre ? Lorsqu’en plus on découvre dans le cercueil, à la place du corps de l’honorable banquier, celui d’une jeune inconnue, c’est le début d’un engrenage infernal pour Theodore qui va devoir découvrir seul la vérité sur cette affaire.

Voilà pour le résumé. Troisième livre de Paul Cleave pour moi, celui-ci a failli être abandonné plusieurs fois. Pour son ambiance de cimetière affreux des 100 premières pages, pour son démarrage très lent, et parce que j’ai du mal à me concentrer ces temps-ci. Mais ensuite le suspense a réellement pu démarrer, j’ai enfin pu aimer le Détective Tate, malgré ses malheurs, ses côtés noirs et ses abus de boisson.

Le livre est extrèmement noir. D’ailleurs, l’essentiel se passe la nuit. Ou sous une pluie battante, ou dans un brouillard plus dense que le fog de Londres, noir c’est noir, dirait Djohnny H. Mais alors bien plus que ça. Brume, sang, bagarres, policiers qui soupçonnent fortement leur ex-pote, qui a dû démissionner de la Police de Christchurch, Nouvelle-Zélande, après avoir perdu la tête à la suite de l’accident dont ont été victimes sa fille de 6 ans, morte sur le coup, et sa femme, dans un état quasi végétatif. 

Se mettant à la recherche du monstre qui tue dans le cimetière, il est provoqué par celui-ci qui exhume le cercueil de sa fille décédée deux ans plus tôt et vole le cadavre. C’est vous dire si ce n’est pas recommandé aux âmes sensibles.

Violence et noirceur, horreur et épouvante, il faut passer les 70 ou 100 premières pages pour s’y faire !

Nécrologie – Paul Cleave ed Sonatine puis Le Livre de Poche, 2012 et 2014, 450 pages

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