Eden – Monica Sabolo

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Petite chronique de rien du tout ici, pour un livre qui m’avait donné envie à la lecture de la 4e de couverture, ci-dessous : 

« Un esprit de la forêt. Voilà ce qu’elle avait vu. Elle le répéterait, encore et encore, à tous ceux qui l’interrogeaient, au père de Lucy, avec son pantalon froissé et sa chemise sale, à la police, aux habitants de la réserve, elle dirait toujours les mêmes mots, lèvres serrées, menton buté. Quand on lui demandait, avec douceur, puis d’une voix de plus en plus tendue, pressante, s’il ne s’agissait pas plutôt de Lucy – Lucy, quinze ans, blonde, un mètre soixante-cinq, short en jean, disparue depuis deux jours –, quand on lui demandait si elle n’avait pas vu Lucy, elle répondait en secouant la tête : « Non, non, c’était un esprit, l’esprit de la forêt. » »

Dans une région reculée du monde, à la lisière d’une forêt menacée de destruction, grandit Nita, qui rêve d’ailleurs. Jusqu’au jour où elle croise Lucy, une jeune fille venue de la ville. Solitaire, aimantant malgré elle les garçons du lycée, celle-ci s’aventure dans les bois et y découvre des choses, des choses dangereuses…
La faute, le châtiment et le lien aux origines sont au cœur de ce roman envoûtant sur l’adolescence et ses métamorphoses. Éden, ou le miroir du paradis perdu.

On comprend tout de suite qu’on est à la limite d’une réserve amérindienne, il s’agit d’ados, il y a « les blanches », donc Nita, celle qui parle, fait partie des « autres », les Amérindiens. Lucy est blanche, elle débarque là, va dans ce lycée de population mixte. On comprend et on voit tout de suite les ravages de l’alcool, la perte des savoirs anciens, on voit que la nature est « attaquée » par les usines et leur pollution, les sites de mines, l’abattage industriel des arbres. Et c’est les ouvriers de ces usines qui seront bien sûr les coupables des disparitions, alors que les amérindiens chauffés par l’alcool, eux, se vengeront de tout et n’importe quoi.

Je n’ai pas aimé, parce que je n’ai pas pu m’attacher aux personnages, à aucun, tant ils sont peu décrits et ont peu d’épaisseur, rien pour qu’on les aime. La nature, la forêt, ce n’est pas en disant « l’ombre de la forêt » ou « la lisière des bois » que je pourrai m’imaginer le décor, qui devrait être somptueux. Non, Non et Non ! Autant j’ai aimé par exemple « Sauvage » de Jamey Bradbury, parce que tout ça y était, autant là j’ai lu un roman totalement insipide. L’auteur est passée à côté, ou c’est moi, mais rien, rien ne m’a accrochée. Un bide total, quoi.

 

Eden – Monica Sabolo, Gallimard, 275 pages, 22 août 2019, 19,50€

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