Cookie Monster – Vernor Vinge

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Dixie Mae est heureuse d’avoir décroché un poste chez LotsaTech, la plus grande entreprise de la Silicon Valley, à la suite de six jours de formation. C’est enfin un poste qui va pouvoir évoluer, plus que de servir des hamburgers. La firme LotsaTech s’est aperçue que le service client devait être performant et rapide, alors que tant de sites ont très mauvaise réputation dans ce domaine. Dixie Mae, dont c’est le premier jour -de même que ses voisins de box de l’open-space- essaie d’être attentive et sérieuse dans son travail, il lui faut avoir répondu à chaque requête reçue à la fin de la journée, même si ça prend du temps… A un moment, elle est appelée  par son voisin, Victor, il a reçu un mail au nom de Dixie Mae. Lui étant adressé. Et à la lecture du corps du texte, la jeune fille se rend compte que la personne connaît bien des choses sur elle, et sur son enfance. En essayant de décrypter le message, elle se rend compte qu’il l’envoie vers le bloc de LotsaTech d’en face, le 0999. Dixie Mae, intriguée, décide d’y aller, à la pause-déjeuner, avec Victor. Qui donc est la personne qui la connait si bien et pourquoi lui a-t-il écrit ? C’est une enquête pleine de rebondissements qui commence.

 

Mon avis : Dans la collection Une Heure Lumière des éditions Le Bélial’, encore un roman court, rebaptisé Novella, je l’avais expliqué dans la chronique de « Le Choix », précédemment. Ce qui me rend plus facile le retour à la SFFF.  Aucun problème pour rentrer dans l’histoire, on est doucement pris au piège par l’auteur, la situation est mise en place rapidement, les deux personnages sont clairs et attachants. C’est ensuite que ça se corse. Pour moi. Parce qu’il va être question de hardwares, de chimie quantique, de litres de condensat de Bose Einstein, de percées conceptuelles dans les ordinateurs quantiques, de cohérence de la caféine dans le modèle de Gershenfeld, et j’en passe. Mais j’avoue que je me suis dit « Je n’y connais rien mais je m’en fiche, je continue » et ça se lit très bien, en fait. J’ai été emportée, malgré tout ça.

Après avoir lu, lorsque j’ai commencé à rédiger mon résumé, je suis allée voir sur Babelio ce que d’autres lecteurs en pensaient, et là, j’ai appris que ce style d’histoire s’appelait la « Hard SF ». J’ai sauté sur le guide du sieur Apophis « Guide des genres et sous-genres de l’imaginaire », envoyé par Gilles Dumay, qui ne manque pas d’humour. La Hard SF c’est ce genre d’histoires où tous les concepts de physique, de maths ou d’informatique existent, et servent de point d’appui à l’auteur. Vernor Vinge ayant publié cette novella en 2003, ça aurait pu être vachement plus compliqué, dites-donc. La science avance, moi, bof. Mais c’est très plaisant, même si on loupe des trucs. Le format poche mais relié, avec couverture cartonnée presque rigide avec rabat, l’objet-livre est très beau. Et ça donne envie de s’offrir la collection… pour ce livre, ça n’a pas été Une Heure Lumière, ça a été trois heures, hein, la physique quantique c’est pas très z’aisé pour moi. Mais je le conseille à tous les amateurs de littérature de l’Imaginaire : si j’ai aimé, vous aimerez, forcément.

Cookie Monster – Vernor Vinge, 2003, ed du Belial’, coll Une Heure Lumière, 2016, trad Jean-Daniel Brèque, Couverture et conception graphique, Aurélien Police, 8,90€

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