Un parfum d’herbe coupée – Nicolas Delesalle

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J’ai pioché ce livre pour sa couverture d’enfance et de vacances. Et parce que l’auteur porte mon nom de famille. (Pour ceux qui se demanderaient si je suis tombée sur la tête  : j’utilise mon nom d’épouse comme nom d’usage).

« Le jour où mon père a débarqué avec son sourire conquérant et la GTS, j’ai fait la gueule. Mais j’ai ravalé ma grimace comme on cache à ses parents l’odeur de sa première clope. J’ai dit “ouais”, j’ai dit “super”, la mort dans l’âme, même si j’avais compris que la GTS pour la GTX, c’était déjà le sixième grand renoncement, après la petite souris, les cloches de Pâques, le père Noël, Mathilde, la plus jolie fille de la maternelle, et ma carrière de footballeur professionnel. »

Ce livre est un parfum d’enfance. L’auteur se souvient de moments de son enfance, et les raconte. En modifiant un peu, car dans le roman, le narrateur s’appelle Kolia, sa mère est russe, avec une grande famille russe, est prof de russe, et le père est né en Amérique Latine, et ils vivent à Paris, et ont une maison de vacances en Province. Parce que ce jour-là, au début du roman, il assiste aux funérailles de sa grand-mère du côté paternel, et revenus dans la petite maison de ses grands-parents, il voit son grand-père allongé en train de dormir sur le canapé, bien raide, comme s’il était mort. Il le regarde pendant longtemps, avant qu’il’se réveille. Son grand-père est atteint de la maladie d’Alzheimer. Mais au réveil, il se lève, voit son petit fils et lui dit « Fiston, tout passe, tout lasse, tout casse ». Après réflexion, revenu chez lui, il se demande s’il restera des traces de lui, plus tard. Alors il se projette, et écrit ce livre à une hypothétique arrière-petite-fille. Il raconte son enfance, et sa préadolescence, des fragments de vie, des instantanés, des parfums, la route des vacances, les jeux de billes, ses soeurs, le paysan Totor et ses cèpes, la maison de Babou, sa grand-mère, l’étang, les prairies, les jeux avec les cousins…

J’ai beaucoup aimé son style, pur, simple, j’ai savouré chaque chapitre. Parfois, on pourrait même entrevoir le Petit Nicolas. Il parle de ses amis, ses amours, son enfance et les livres, lectures dûes à une de ses profs. Il se souvient de ses professeurs. C’est plein d’humour et de poésie. Il parle de son père, des choses partagées, ses rêves, ses tristesses, ses incompréhensions. C’est magnifique. Mais j’avoue que les 3 derniers chapitres m’on semblés longs voire ennuyeux. Mais c’est vraiment, vraiment un chouette livre. Il est sorti en Livre de Poche.

 

(Un apparté : il parle tout le temps de son chien Raspoutine, et ce qui m’a agacée, c’est que lorsque le chien a chaud, ou a bien couru et se repose, il dit que son chien « ahane ». Au lieu de « halète ». Ça m’a agacée, 5 fois dans le livre.)

Un parfum d’herbe coupée – Nicolas Delesalle, ed Préludes 2014, livre de poche 2015, 284 pages.

2 commentaires

  1. Coucou Mélie! J’avais vraiment apprécié ce livre. Beaucoup d’anecdotes parlent à ma génération… Je me suis retrouvée dans nombre d’entre elles. Un vrai bouquin de vacances! Bises.

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