Le goût des chats – Textes choisis et présentés par Jacques Barozzi.

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Je fais de nouveau parte des blogueuses à chats. Comme les blogueuses nailistas il y a 10 ans, que j’enviais, on sentait bien le clan « à chat » et l’autre, un peu méprisant. Je ne sais pas encore pour les blogueurs littéraires. J’ai toujours eu des chats dans ma vie, de Jules, reçu pour mes 20 ans, à Zoé et ses chatons, dans les années 80, Ficelle, les inséparables Caramel et Pépita (l’intelligence et l’inventivité sous le pelage d’une panthère noire), puis en 2006, Maya et Okwé, deux chatounes soeurs mais ô combien différentes. Maya l’aventureuse, la chasseresse, la rapporteuse de cadeaux, estourbis ou morts, l’intelligence et la beauté des Siamoises. Et sa soeur Okwé, la peureuse, la trouillarde, la méfiante, mais qui est restée près de moi, sur mon lit de migraines incoercibles, et sa présence chassait la solitude. Toutes deux décédées d’un cancer, en 2017 pour Maya, en février dernier, pour Okwé.

Et pour la première fois, la solitude, je l’ai sentie. Vraiment. Je me suis décidée à chercher des chatons à adopter, et grâce à Marie Anne, le 15 Juin on m’a confié deux petits noirs de deux mois et demi. Soyouz, le mâle, le plus timide et méfiant, et la mythique Néfertiti, minuscule chatoune, probablement « mise de côté », malnutrie, chaque os saillait, leurs yeux pleuraient.

Un vermifuge plus tard, et des essais d’alimentation les voilà en pleine forme, avec les courses-poursuites, et le caractère qui commence à se montrer. Soyouz le beau, qui déteste les caresses sur la tête et se cache, et l’incroyable minuscule Néfertiti qui ose tout, expérimente la première, et qui s’avère être un « chat d’oreiller », qui tripote les cheveux le soir, et me réveille le matin. Je suis de nouveau entourée, et malade ou pas, l’amour est inconditionnel. À vie je suis responsable de chacun de mes chats-compagnons.

Je peux désormais présenter ce livret reçu en Mars dernier, une ode aux chats par de grands écrivains. Réédition de 2019

 

 Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l’abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu’il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin – le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s’impose comme un auxiliaire indispensable de l’œuvre et de la vie de l’écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anny Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams, et bien d’autres.

 

Le goût des Chats, Mercure de France, Petit Mercure, 2007, 2019, 110 pages, 8€

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