La tyrannie du silence – Claire Maximova

IMG_9239

Le résumé en 4e de couverture est certainement de l’auteur. C’est moi qui ai ajouté les guillemets à certains endroits… le langage ampoulé commence avant l’ouverture du livre…

« Témoignage. Alors qu’elle a 16 ans, en Ukraine, la vocation de Claire lui apparaît : sa vie est à Dieu. Quelques années plus tard, elle entre au Carmel en France, avec le désir d’y trouver le « silence sonore » de la contemplation. Idéaliste, elle doit affronter la réalité d’une communauté vieillissante, dans un monastère insalubre. Comme dans « un puits noir », elle va tomber dans le « silence oppressant de l’isolement ».
Peu après ses vœux solennels, un carme devient son frère spirituel. Une relation de confiance se noue, dont le prêtre va se servir : l’accompagnement s’étend jusqu’à devenir une mainmise qui culmine avec les abus physiques.
Claire se décide finalement à parler – sans se douter qu’elle se heurtera, là encore, à un « silence funeste » : ses signalements seront étouffés. Malgré tout, elle avance, change de vie et alerte le procureur de la République ainsi que les instances ecclésiastiques supérieures.
Dans ce récit poignant, elle met enfin des mots sur la double emprise et entrouvre les portes du Carmel, lieu secret s’il en est. Si, jusqu’à maintenant, les abus spirituels et sexuels étaient associés aux déviances des communautés dites nouvelles, cette fois-ci, la question se pose dans un ordre aussi ancien et prestigieux que le Carmel., »

 

J’ai passé toute la première partie du livre à décéder, tant le langage employé est ampoulé, plein d’adjectifs, de métaphores, de paraboles et autres lourdeurs, pour raconter son désir de rentrer dans les ordres, en Russie, expliquant que sa mère est le diable en personne, qu’elle est battue régulièrement parce que sa famille veut lui enlever ça du crâne.. un petit extrait du texte ampoulé ci dessous, photographié (page 73).

IMG_1253

La deuxième partie, la plus intéressante à mes yeux, raconte la vie de postulante, puis de novice dans les 4 Carmels où elle a vécu (je n’ai pas compris pourquoi ni comment il y a eu ces changements). Elle parle de l’insalubrité des monastères carmélites, la saleté, les souris, les moisissures, les araignées, mais aussi de la façon dont les soeurs plus agées et les Supérieures peuvent casser les volontés et la fraicheur des « nouvelles »: les « Rêgles » complêtement idiotes, il faut le dire, sur le comportement à avoir, et elle, la narratrice, qui ne veut qu’une chose: être Sainte Thérèse de Lisieux. Ce genre de témoignage sur les communautés de Religieuses m’intéresse : de par ma famille très Catholique, qui a donné, côté maternel, un grand-oncle prêtre, devenu Prélat de Sa Sainteté, et côté paternel : deux grand-tantes carmélites, entrées au Carmel à 17 et 16 ans, et un moine trappiste, qui a fini par se suicider. J’avais beaucoup aimé le livre d’une certaine Claire, qui racontait ses trois années chez les Clarisses, (livre de poche, il y a au moins 20 ans). Bref, la troisième partie est intéressante, quand on arrive à comprendre.

La troisième partie (à partir de la page 202 environ) raconte l’attachement qu’elle a envers son « frère spirituel » à qui elle se confie, ses doutes, sa foi, il fait de même, et s’écrivent, se téléphonent, s’envoient des emails (?????) (Mais COMMENT EST-CE POSSIBLE? Le Carmel est un ordre fermé de contemplatives !!!) Elle habite plus ou moins dans l’hotellerie de son monastère à lui (?? Comment ??), et lui veut vraiment l’aimer charnellement, mais il la dégoute. Elle continue de le voir, de lui écrire, et partent même en vacances ensemble (??? Nonmého, où on est là?) tout est d’un compliqué, on ne comprend rien sauf qu’ils ont une liaison, mais qu’elle n’en n’a pas envie, elle. 

Le livre est composé de 75 chapitres (!!) l’un s’intitule « plainte ». Et je n’ai pas compris de quoi il s’agissait, en tous cas pas de plainte.

Je pense donc que le sous-titre est mensonger, car il n’y a pas de prêtre, mais un prieur, je ne suis pas sûre-sûre que cette liaison ait commencé par un viol (à part le 1er baiser, dégouttant de salive, beurk). Pas de plainte, rien à ce sujet. Et la liaison avec son « frère spirituel » a lieu alors qu’elle a déja quitté l’ordre des Carmélites, travaille et a un studio. La seule part qui m’intéresse c’est la vie quotidienne dans ces communautés religieuses, et les brimades dont sont victimes les jeunes soeurs.

Livre quasiment inintéressant et mal écrit. Un pensum

 

La tyrannie du silence – Claire Maximova – ed du Cherche-Midi, 315 pages, fanvier 2019, 17€.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s