Dernier été en Suède – Thierry Maricourt ☠️

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Dans le descriptif de l’éditeur, il est écrit en exergue « Feel good book ou thriller écolo, que ce Dernier été en Suède ? ». Sur la 4e de couverture également. Ainsi que sur la page de titre. Je m’interroge. Est-ce pour ça que ce livre a été mis dans la sélection « Mauvais genre » (SF policiers et thrillers) de l’Opération Masse Critique /Babelio de ce mois de mars ?

Car ce livre n’est rien de tout ça. L’auteur, Thierry Maricourt, ou le narrateur, est dans une maison en Suède prêtée par l’ami d’un ami d’un cousin, et y a convoqué des amis. Il est question d’un grand projet. Il est question d’un mois dans cette maison. Les autres personnages sont deux par deux, français et belges, avec des noms comme Zick, Zaka, Lolo, Jrom, Aled, Malix, Cléa. Ils arrivent en voiture. Il fait chaud. Il y a des bouchons. Ils râlent. La voiture c’est fatigant. On n’a aucune description de ces personnages, de ce qu’ils font dans la vie, de comment ils se connaissent. Le temps qu’ils arrivent à la maison de vacances, on a dépassé la page 100. Sur 173.

Pendant ce temps le narrateur nous promène dans ses réflexions politiques moyennement révolutionnaires, de gauche, anti « flics » (ça revient sans arrêt), sur les riches, les capitalistes et les puissants, sur la canicule qui s’abat sur la Suede, sur quelques écrivains suédois, réflexions politiques entremêlées d’énumérations de lieux touristiques suédois, de considérations sur la géographie de ce pays, de la faune et la flore, tous les noms et de nombreux mots sont écrits en suédois, pour faire genre, je suppose, car il n’y a ni notes en bas de page ni glossaire.

Les invités arrivent. Ils savent qu’on doit parler d’un Grand Projet. (Je n’en sais toujours rien, sinon qu’il semble très important).

Eh bien je coupe court à vos supputations diverses : on ne saura rien de ce grand projet, parce qu’ils vont juste aller faire du tourisme et discuter de sujets divers comme la canicule et la nourriture végan dont ils s’empiffrent.

Niveau style, c’est juste insoutenable d’inanité. Il y a des erreurs risibles : « nous en faisons le sermon » …..!! Et autres. J’ai pris quantité de notes qui au final ne servent à rien, car toutes les opinions politiques, discussions entre les personnages sont inutiles : cela n’apporte rien à la compréhension du roman… C’est long, c’est lent, et ce fameux projet, c’est comme l’Arlésienne, on ne le verra jamais.

Ce livre est ennuyeux au possible, pas « feel good » pour un sou, pas un seul moment feel good, ou alors lorsqu’ils s’empiffrent de taboulé. Aucun moment thriller, là j’essaie de comprendre pourquoi l’auteur et l’éditeur ont lancé cette publicité mensongère, il n’y a rien de ce genre dans tout le roman.

Il m’a semblé que l’auteur a juste voulu rentabiliser un séjour ou un circuit touristique en Suède, et en aurait profité pour entrelarder son récit de ses souvenirs ou convictions politiques molles, voulant se faire passer pour un activiste, ce qu’il n’est visiblement pas du tout.

J’arrête là. Ce livre n’est pas bon du tout. 1 sur 10, pour le temps passé à recopier ses brochures touristiques.

 

 

Dernier été en Suède – Thierry Maricourt , Les Soleils Bleus Editions, mars 2019,  173 pages, 17€

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