ici s’arrête le monde – Barbara Abel

Quelle déception, mais quelle déception ! Je n’ai pas lu la 4e de couverture, mais Barbara Abel signe habituellement de bon thrillers domestiques. Alors je l’ai lu dès sa sortie en grand format.

Je vous mets ici le résumé éditeur : ******Alors qu`Hélène, Raphaël et leurs enfants passent une journée banale entre courses et préparation d`anniversaire, tout explose. La ville sombre rapidement dans le chaos. La famille se réfugie dans sa cave, mais très vite, un choix et une responsabilité imprévus se présentent à elle.
Jusqu`où vont-ils devoir aller pour sauver ce(ux) qui compte(nt) vraiment ? Un roman qui questionne l`humanité, le courage et nos limites.*****

Une mère de famille pressée de faire ses courses, une famille recomposée : Hélène, remariée avec Raphaël, a une fille d’un précédent mariage avec Julien, Soline, 17 ans qui déteste sa mère et vit habituellement vit chez son père. Raphaël, lui, a une fille d’un précédent mariage : Laura. Ils ont aussi un enfant ensemble : Marius, 8 ans. Qui, ce jour-là a un ami pour le week-end, Félix, parce que ses parents divorcent et déménagent, l’enfant ne le sait pas.

Pendant le repas d’anniversaire, soudain, des explosions. Bruxelles est bombardée. On ne sait pas par qui, ni pourquoi, ni jusqu’où, il n’y a plus de télé, plus de wi fi, plus de réseau téléphonique, et les bombes pleuvent, il y a des incendies partout. La famille se réfugie à la cave, avec les autres habitants du petit immeuble qui semble épargné. Lorsqu’ils sortent : c’est l’Apocalypse. En plus, deux jeunes parents meurent dans les décombres devant leurs yeux, Raphaël arrive à sauver le bébé de deux mois, et la famille a une charge de plus.

Après avoir suivi les tentatives de retrouver les pères et les mères des « pièces rapportées », Soline et Félix, au milieu des décombres, de la rue submergée par une foule compacte qui fuit, j’essaie de m’intéresser, et je dois me rendre à l’évidence. Je m’ennuie.

Le roman se voudrait haletant : il se contente d’être pressé. Les chapitres courts créent davantage une impression de hachage qu’un véritable rythme, comme si l’autrice craignait que le lecteur décroche après plus de deux pages consécutives sans catastrophe. Le suspense, lui, repose moins sur une construction narrative que sur des ficelles usées : tensions familiales artificielles, révélations attendues, escalade dramatique où tout est trop, trop vite, trop fort, sans jamais laisser le temps d’un vrai relief émotionnel.

Ma note : 1 sur 5

Ici s’arrête le monde – Barbara Abel, Editions Récamier, 352 pages, Novembre 2025

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