Sauf – Hervé Commère (minichronique)

L’histoire (résumé éditeur) : L’année de ses six ans, à l’été 1976, Mat a perdu ses parents dans l’incendie de leur manoir en Bretagne. Rien n’a survécu aux flammes, pas le moindre objet.
Mat est aujourd’hui propriétaire d’un dépôt-vente. Comme à chaque retour de congés, il passe en revue les dernières acquisitions. La veille, ses employés ont récupéré un album photos à couverture de velours. Sur chaque page de cet album, des photos de lui enfant. Sauf que cet album ne devrait plus exister. Il ne peut pas exister. Et pourtant…
Mat a toujours aimé se raconter des histoires, mais à quarante ans passés, il semblerait que la sienne lui ait échappé. De Montreuil à la pointe du Finistère, cherchant à comprendre quel message la vie veut lui adresser, il traquera les vérités, ses vérités, celles que recèle un album de famille resurgi brutalement des décombres.

Je ne connaissais pas cet auteur, et dans ma série de thrillers achetés récemment, j’ai choisi ce livre-ci. Au hasard. Je dois dire que le début m’a intéressée : un manoir détruit, des parents morts à l’intérieur, cet enfant revenant de colonie de vacances pour ne voir que des cendres….

Sa tante et son oncle recueillent cet enfant, Mat, et décident de l’élever à Paris, loin de la Bretagne et de ses souvenirs. Mais cet album fait resurgir tout le mystère entourant ce drame : pas d’autres photos, aucun souvenir matériel, pas de tombe pour ses parents.. et soudain sa propre maison, près de Paris, est mise à sac et brûlée, son magasin d’antiquité forcé, quelqu’un essaie de récupérer cet album photo. Et c’est la course pour fuir les « ennemis » et pour combler les trous dans l’histoire.

C’est très bien tout ça, mais je ne l’ai terminé que pour connaître les réponses, en fait le personnage principal n’est pas attachant. Peu d’autres personnages le sont, l’oncle et la fille de sa compagne, peut-être. Mais toutes ces courses poursuites d’un coup, le dénouement complêtement incroyable (donc pas crédible du tout) rend caduc tout le bouquin. Ce type n’est jamais allé revoir le manoir de son enfance, il lui faut 50 ans et de mystérieux tueurs à ses trousses pour y penser. Non, je ne suis pas convaincue, du tout. Un auteur que je ne relirai pas.

Sauf- Hervé Commère, ed Fleuve Noir, 2018, ed Pocket mars 2020, 284 pages.

2 commentaires

  1. Si je peux me permettre ce commentaire, j’ai eu la même réaction. J’ai détesté « sauf » et j’ai même eu l’occasion d’en parler avec l’auteur. Il m’a recommandé « départs » que j’ai beaucoup aimé. J’ai lu son dernier, beaucoup aimé aussi. Tout le monde me parle de « ce qu’il faut c’est un mort. », que je lirai un jour ;-). « Sauf » est vraiment très particulier je trouve.

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