Rose Madder – Stephen King

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Résumé – 4e de couverture : Quatorze ans de mariage, quatorze ans de mauvais traitements : toute la vie de Rosie. Un enfer ! Doublé d’une obsession : fuir son tortionnaire de mari, flic jaloux, bourreau sadique, prêt à la massacrer à la première occasion. 900 kilomètres suffiront-ils à la préserver de Norman ? Qui donc pourrait lui venir en aide ? Personne en ce monde. Mais il existe un autre monde. Celui de Rose Madder. Cette femme n’est peut-être qu’un personnage de tableau, une hallucination. Elle possède pourtant un pouvoir étrange. Un pouvoir dont Rosie pourrait profiter. À moins qu’en traversant la toile, elle ne déchaîne l’apocalypse…
Après Jessie et Christine, le plus génial explorateur des zones obscures de notre inconscient se glisse une fois encore dans la peau d’une femme à l’âme fêlée, habitée par la peur. Cette peur qui conduit aux actes les plus fous, aux passions les plus noires.

En rentrant dans le récit, j’ai entendu les voix mêlées de Stephen King et de Roddy Doyle. Ces femmes battues. Mais j’ai tellement aimé « La femme qui se cognait dans les portes », de Dublin, d’Irlande, de Roddy Doyle que le récit de ce qui arrivait à Rose dans ce « Rose Madder » m’a paru.. sans goût.  

Bien sûr qu’il y a rien de commun entre un roman « social » et un thriller mâtiné de fantastique, ni entre un écrivain Irlandais de Dublin et un écrivain hyper-prolifique Américain du Maine. Mais voilà. C’est ma faute. J’ai bien sûr quand même aimé le Stephen King, mais voir cette femme qui va être poursuivie et quasi retrouvée par un mari policier sombrant dans la psychose…… et voir comment il torture et tue chacune des personnes que Rosie aura croisées est difficile. Le voir humilié par des femmes du foyer d’accueil, etc, c’est jouissif. Mais malgré le fait que ça soit « du Stephen King », je ne peux pas m’empêcher de trouver des invraisemblances, surtout dans ce qui est propre à la sécurité des femmes recueillies en ces foyers pour femmes battues. 

Mais il s’agit d’un roman. On voit Rosie entrer dans la nouvelle vie qu’elle s’est choisie, aidée par les femmes du Foyer « Mères et Soeurs », on en voit quelques-unes le payer de leur vie. Norman est devenu fou. Les chapitres s’entremèlent entre la voix de Norman et la voix de Rosie. Arrivée au derniers tiers, je vois que lle rythme s’emballe enfin, et la magie entre en scène, aidant Rosie à gagner de la force. Mais cette force, cette rage peut être à double-tranchant.

Un Stephen King de 1997, toujours bien écrit, bourré de rebondissements, mais j’ai eu du mal à m’attacher à l’héroïne et à ses amis. Probablement parce qu’à l’arrière de mon cerveau, j’entendais la voix de Paula Spencer, et celle de toutes les autres, mortes ou encore vivantes, en danger.

Rose Madder – Stephen King, Albin Michel 1997, J’ai lu (plusieurs rééditions), 601 pages.

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