Rivages – Gauthier Guillemin

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Merci aux Editions Albin Michel Imaginaire.

Je vous pose là la 4e de couverture :

« On l’appelle le Voyageur. Il a quitté une cité de canalisations et de barbelés, un cauchemar de bruit permanent et de pollution qui n’a de cesse de dévorer la forêt. Sous la canopée, il s’est découvert un pouvoir, celui de se téléporter d’arbre en arbre. Épuisé, il finit par atteindre un village peuplé par les descendants de la déesse Dana, une communauté menacée par les Fomoires, anciennement appelés “géants de la mer”. Là, il rencontre Sylve, une étrange jeune femme au regard masqué par d’impénétrables lunettes de glacier. Pour rester avec elle, dans ce village interdit aux Humains, le Voyageur devra mériter sa place. Le seigneur des anneaux est assurément le livre préféré des Ents, mais Rivages pourrait sans doute les séduire. »

Le personnage principal, le Voyageur, dont on ne saura jamais le nom, est un humain. Il vit dans une cité grise de pollution et pleine de bruits, les usines sont sous la terre, les hommes habitent dans des gratte-ciels, et se battent constamment contre la forêt qui essaye très violemment de reprendre ce territoire, celui de la Cité.   Qui se protège de l’invasion des arbres par des barbelés coupants et des clôtures surveillées, et on peut quand même sortir. Les ouvriers esclaves, les prisonniers abattent les arbres et chassent les plantules, qui sont meurtrières pour l’homme. Et pour une raison inconnue, le Voyageur décide de voyager. Il part par la brèche. Personne n’en n’est jamais revenu. 

Alors le voyageur voyage, à pied, rien de menaçant dans la forêt. Rien. Il rencontre parfois des gens, qui ne parlent pas leur langue, et découvre bientôt que non seulement la forêt ne l’agresse pas (serait-ce que dans la Cité on croit aux mirages?) mais il est accueilli au sein de gros arbres, peut s’y rendre invisible, et peut aussi voyager d’arbre en arbres, car certains sont des sortes de « couloirs » vers d’autres arbres. Il marche et marche et erre sans but compréhensible, durant un laps de temps que l’auteur ne nous précise pas. (Ça m’embête. Déjà qu’on n’avait ni description, ni nom, ni âge, la longueur de son périple est également inconnue.). Soudain, un village, et des habitants, un marché aux portes du village, il a un coup de foudre pour une fille appelée Sylve, qui porte des lunettes réfléchissantes, des cheveux roux, et vend des « simples ». Il la guette toute la journée et la suit, et utilise un arbre pour se téléporter dans l’anacardier qui est au milieu du jardin de Sylve. Il la regarde, ils vont l’un vers l’autre, elle dit « Je m’appelle Sylve » et ils vont se coucher. Bref. Aucun étonnement que ça soit des gens qui parlent sa langue, rien. Les chapitres suivants sont lents, mais on apprend que Sylve est une Ondine comme pas mal dans ce village « Multiracial » »multigenres » et que de longues traditions orales retracent leur histoire, ce depuis la Tribu de Dana (dans la vallée, oh, oh 🎶🎶) – non mais j’exagère à peine. Tout un monde vit là, et le Voyageur essaie de faire connaissance, mais ça va bien mieux lorsqu’il épouse la demoiselle, il s’intègre, et apprend à écouter les histoires des peuples venus de la mer, de la Déesse Dana, de l’origine de leur monde, des légendes et des grands personnages qui les ont précédés. Tout ça est raconté soit à l’auberge, soit autour de feux de camp lorsqu’ils sont en sortie en forêt, et chaque fois il faut danser, rire, boire jusque plus soif, et bien pire. Honnêtement, il y a plusieurs passages qui me font penser aux peintures de Brueghel l’Ancien, les fêtes de villages et les gens bourrés. 

Une bonne partie du livre est consacrée à l’heureux couple, elle lui raconte son histoire, encore des légendes, et lui demande peu à peu à l’aider à récolter des « simples » en forêt.

On parle beaucoup de la mer, toutes les « espèces » (ondines et autres de la « Tribu de Dana ») semblent venir de là-bas mais ils ne savent plus où c’est. Ils veulent pourtant tous « revenir au pays », thème cher aux américains…

Bon eh bien je me suis ennuyée. J’ai relevé des trucs qui m’ont embêtée, genre aucun moyen de transport alors qu’ils ont des poneys (ils n’ont pas encore inventé la roue?), on n’ apprend qu’il existe des animaux qu’ au moment du mariage : des « laineux », sortes de moutons de 3 mètres de haut et des fouines..  vers la fin on verra citer des « petits dragons » montés par des Ondines, et on sera surpris de voir que les « laineux » font 4 mètres de haut (?)…. et même quelques licornes, juste nommées en passant.

Ce roman m’a paru… facile. Voire enfantin.. Incohérences, ennui profond, peu de choses se passent, je ne suis pas arrivée à m’attacher aux personnages. Le « pouvoir » de se déplacer d’arbre en arbre n’a pas suffi à ce que je trouve ça intéressant. La romance non plus. Par contre j’ai bien vu qu’il y avait des références à Tolkien, je pense donc que les amateurs de cet écrivain y trouveront leur compte.

 

Rivages – Gauthier Guillemin, 30 Novembre 2019, Albin Michel Imaginaire, 290 pages, 18,50€

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