Les loyautés – Delphine de Vigan

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Résumé : Hélène est professeur dans un collège. Prof de sciences, et prof principale d’une classe de 5e. Théo est un élève de cette classe. Il a 12 ans, est bon élève mais Cécile remarque que cet enfant semble affaibli, fatigué, un peu dans le vague… Cécile, qui a été victime de graves maltraitances dans son enfance, reconnaît les signes. Mais au collège, personne ne la croit au sujet de ses soupçons pour Théo. Mathis est l’ami de Théo, son unique ami, depuis deux ans.  En ce moment, c’est difficile pour lui car Théo l’emmêne se cacher sous un escalier pour boire. De l’alcool fort. Mathis n’a plus envie de jouer à ça, mais il se sent un peu piégé. Cécile, la mère de Mathis est femme au foyer, elle se sent inférieure, socialement parlant, à son mari, mais a appris à se hausser à son niveau. Mathis est élevé selon la tradition bourgeoise de son père. Parfois Cécile se sent inutile, faible, elle consulte un psy.

C’est un roman choral : ces quatre personnages parlent tour à tour, et on en apprend par chacun, sur l’un ou l’autre. Théo vit entre le domicile de sa mère, et celui de son père, depuis ses six ans. Une semaine chez l’un, une semaine chez l’autre. Déménager tout chaque vendredi, et ne rien oublier. Sa mère pique des crises, dans ce cas, déjà qu’elle le force à mettre son linge de la semaine chez son père dans un sac à part dans le bac à linge. L’oblige à prendre une douche, avant d’accepter de le regarder. Hélène, la prof, cherche des preuves de maltraitance, des traces, des bleus, convoque sa mère.. et n’a pas de certitudes, en fait. On sent une chape de plomb autour de ces enfants, surtout Théo, on sent bien que quelque chose va craquer…

Mon avis : J’ai eu du mal à rentrer dans ce roman, je m’y suis même presque ennuyée dans les premières 30 pages, avec le monologue d’Hélène et celui de Théo : j’ai bien cru que je savais ce qui allait se passer. Mais non : ensuite le côté noir des vies de chacun s’est montré, leur personnage s’est étoffé, et en fait, j’ai plongé. Seule la voix de Cécile, la mère de Mathis, m’a déplu. Artificielle et juste posée là. On aurait pu se passer d’elle… Bon, donc, en fait c’est plutôt bon, comme roman. 

Les loyautés – Delphine de Vigan, JC Lattès, 2018, 205 pages, 17€

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