Une demoiselle comme il faut – Barbara Pym

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Résumé éditeur : Barbara Pym ne s’est jamais cassé la tête pour trouver un sujet! Tous ses romans portent sur le même thème : la vie d’une vieille fille à Londres ou en province, qui partage son existence entre les kermesses et l’église. On pourrait se lasser. On retrouve pourtant toujours avec le même plaisir les livres de cet auteur anglais. Et le dernier paru en français Une Demoiselle comme il faut se révèle  » pymissime « .

Mon résumé et mon avis : Heureusement que je n’avais pas lu le résumé éditeur de la 4e de couverture : je n’aurais pas laissé une seule chance à ce livre.

Roman désuet -ce qui n’est pas forcément pour me déplaire, moi qui ai lu tous les vieux romans policiers de Ruth Rendell et d’Agatha Christie- sur un petit groupe d’anglais, s’attachant beaucoup plus aux personnages féminins, dans un milieu bien défini : l’entourage d’un prêtre anglican et de sa femme. L’auteure ayant vécu dans ce milieu-là et ayant travaillé à l’African Institute de Londres, ses livres mettent aussi en scène des anthropologues.

Ses « demoiselles » doivent être convenables et raisonnables, elles sont « vieilles filles » à 25 ans, le seul travail qui est « convenable » pour ces demoiselles est d’être bibliothécaire, à créer des fiches, ou à organiser des kermesses paroissiales, fleurir l’église et faire briller les cuivres.  Lorsqu’un voyage paroissial est prévu, c’est le summum du dépaysement. Dans ce milieu de prêtres, chanoines et diacres (côté anglican et donc pouvant se marier), tout doit être de bon ton. Presque ennuyeux. Visiblement inspirée par Jane Austen, qui, elle, décrivait la « gentry » campagnarde, avec ses demoiselles qui doivent rester « modestes » pour être remarquées par un bon parti, Barbara Pym se place au-dessous, en termes de milieu social, et en ville, à Londres.

Étant restée « jeune fille » jusqu’à sa mort en 1980, on comprend assez vite que rien ne sera choquant pour la moindre rosière, à la lecture de ces romans. Barbara Pym sera principalement publiée de manière posthume.

Rien de choquant, rien de passionnant, reste à dire que c’est bien écrit, et il peut être agréable de lire ce genre de littérature si l’on n’a rien d’autre sous la main un dimanche de pluie.

Editions 10/18, 1997

Publié pour la 1ere fois en Angleterre en 1963

 

 

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